Cela ne nous quitte jamais tout à fait.

Cela ne nous quitte jamais tout à fait.
Offrez moi vos ailes que je puisse m'envoler et votre parfum pour me faire rêver. Offrez moi le sentiment oublié, celui connu jadis et relégué dans les tréfonds de ma mémoire. Offrez-moi l'illusion d'un bonheur qui se répand comme la chaleur du vin, qui fait rire et sourire sans raison apparente.
C'est un sentiment perdu, un sentiment oublié, rejetté, un sentiment qui est mort ou qu'on laisse prétendre comme tel. Un sentiment qu'on enterre et sur lequel on va parfoisposer une fleur.

"
Le
temps de ma lumière a vo en éclat
Qu
and les années de vieillesses devinrent amas.
Adieu ! Splendides chevauchées de ma jeunesse
J
e vous abandonne à l'aube de la tristesse.
"


Q
u'ais-je fais? pourquoi t'avoir abandonné? mais la réponse est fort simple. Pour avancer, pour grandir. L'Evolution, l'évolution de l'Etre et de soi. Mais pourquoi l'âge venant, la plume refusait-elle mon encre? et le papier mes mots? Est-ce que grandir, revient à jouer avec ce risque, devenu Fatalité? Stp, Offre-moi ce que tu sais! Offre-moi la joie de grandir, d'évoluer, de murir, de devenir une Femme, sans perdre tout à fait, celle avec laquelle je suis née. Etait-ce une question de volonté?

"
Choi
sit-on l'heure où le coeur cesse de frémir?
"

Quelque part je l'ai choisi, parce que je voulais devenir Elle, je voulais devenir Celle, être cette femme qui fut, qui est, et qui sera. Un choix avec des sacrifices, que j'ai immolé sur la table de marbre, celle où j'ai choisi d'abandonner ce que dorénavant il me plait de prier avec ferveur le soir. De grâce rendez-moi un peu de mon Enfance! Rendez-moi un peu de ma Naiveté! De grâce, ne me dites pas que sapouille dans le cercueil de verre, ne parviendrait jamais à s'en extirper, même sous la forme d'un spectre! Où est-elle ma Muse? Puis-je continuer à Vivre sans elle? Ce bonheur de voir le monde avec de grands yeux bleus innocents, ce bonheur de ne pas faire de rêve en dormant, mais de vivre la réalité comme tel. Enfance, Innocence, c'est quand on te perd, quand tu t'éloignes de nous, qu'on réalise combien c'était merveilleux, et combien cette perte est irréfutable, mais tellement obligatoire, tellement normale, tellement réel.

J
e ne serais plus l'enfant, je ne serais plus l'ado, je serais l'adulte, je ne serais plus l'ado, je ne serais plus l'adulte, je serais la vieillarde. Je ne serais plus, car je grandirais, mais peut-on renier son passé? Est-ce parce qu'il n'est plus dans le futur, qu'il n'est pas un peu avec nous dans le présent?

# Posté le samedi 30 août 2008 15:41

Modifié le mardi 06 janvier 2009 13:01

Brûlure

Brûlure
Il y a des papiers, des lettres, des écrits, des souvenirs. Parfois je daigne les faire ressortir de l'oubli dans lequel je les avais plongé. Parfois j'accepte, à nouveau de m'en immerger. Parfois je le tente seulement, car...

Car il arrive que les souvenirs soient capricieux, que les images n'en fassent qu'à leurs têtes, que que que tout ce décide sans que.

Pourquoi régulièrement ce besoin de tout effacer, de tout jetter? parce que les relations me pèsent? parce que je veux croire que vidée, que blanche, la page pourra à nouveau se remplir? Mais ce n'est pourtant pas lui rendre service que de gommer sans cesse un passé. Ne dit-on pas que c'est lui qui nous construit et nous rend plus fort?

Tout à l'heure j'ai essayé, j'ai voulu relire quelques traces, quelques mots jetés à l'encre, quelques mots sur un écran, mais je n'ai pas pu. Je n'ai pas pu car mon âme à cette lecture vomissait. Comme si elle ne voulait plus se souvenir, alors qu'elle se souvient très bien. J'aime me replonger dans de vieux écrits, mais parfois c'est impossible. Non ces mots ne sont pas les miens, ceux là ne sont pas les tiens, ils ne sont pas à nous et pourtant. Et pourtant c'est bien pour cette raison que je n'arrive plus à les regarder en face. Ils étaient beaux, ils étaient grands, ils étaient enflammés, ils étaient animés, animés tout simplement, animés et vivants.

Alors dans un mouvement de brusquerie j'ai tout jeté. Jeté virtuellement certes mais jetés. Parce que ce qui est écrit sur papier, ça je ne peux pas...c'est très rares que je brûle que je jette. Alors je me contente de ranger, de scotcher, je mets dans un coin, je dis "cela sera ici et n'en bougera pas".

Mais parfois il n'y a pas que les mots il y a aussi les images. Il y a ce collier, j'ai pensé "c'est un collier qui brûle quand on le porte" du reste il m'a semblé bel et bien ressentir cette brûlure, c'est mon âme qui la ressentait. Alors je me souviens l'avoir posé et regardé, comme pour me l'approprier, je me le suis appropriée, mais si ce soir je le ressortais, alors la brûlure sans nul doute serait bien vive, et même là alors que j'en parle, il me semble ressentir sur mon cou cette brûlure, à l'endroit même où je me souviens l'avoir ressenti la preimière fois, c'e sont pour toutes ces raisons et c'est pourquoi je vais le laisser là où il est.

Et puis, il y a encore celles-ci. Ca s'apelle, des photos. L'ouvrir, la regarder, la contempler, au début ainsi que je relisais, ainsi que je portais, je faisais tout cela avec plaisir, avec une sorte de sourire, un sourire timide mais sincère. Et là, je n'ai plus pu. J'ai du en détourner le regard, en détourner les yeux, en détourner mon âme tout simplement, parce qu'elle vomissait, parce que les yeux s'abimaient.

Tout cela m'était déjà arrivé, et cela recommencera, puisque cela a déjà recommencé, les joueurs, les mots, les supports, ça recommencera et j'en chialerais tout comme ce soir j'ai envie de pleurer. Et ce n'était que des exemples, et il y a tant, tant, tellement, selon les gens, amour, amitié, connaissance, passé, et il y en a tant, et il y en a tellement, que j'ai du me résoudre à n'en choisir que quelques uns. Je chialerais oui, car face à soi, face à soi-même, face au vide, on réalise que tout cela a été, que tout cela est, et cela ne fait qu'accentuer le contraste entre le vide interne, et la réalité pleine et externe.

Je voudrais m'affranchir de tout ce qui est, mais le faire serait stupide, tellement stupide, tellement bête, ce serait inhumain, être insensible, être étrangère, et je ne veux, et je veux être.

# Posté le dimanche 24 août 2008 16:48

Modifié le mercredi 17 septembre 2008 11:05

Passage

Passage
Mais si vous passez par ici, que vous lisez quelques articles, si par hasard vous en appréciez certains, pourquoi ne pas me le dire?

Je ne sais même pas Qui vient, même si j'en ai sans doute une pitite idée.


Je ne vais pas vous faire le coup du "mettez moi des com' ", j'aimerais simplement que certains manifestent par le biais d'un mot ou d'un signe, leur passage ici, surtout s'il y a eu lecture d'un ou de plusieurs articles, cela me permet de savoir aussi à quoi les gens sont réceptifs;)

# Posté le jeudi 21 août 2008 11:05

La beauté est l'apanage des femmes.

La beauté est l'apanage des femmes. La beauté est leur arme, mais aussi leur privilège.

Si je devais représenter la beauté je ne prendrais point un individu de sexe masculin mais bien une femme. Les femmes doivent être belles, mais surtout elles ont tout à y gagner.

Je m'émeuts
devant la beauté de mes congénères, tandis que la beauté masculine ne me donnera qu'admiration ou crainte. Un homme beau est laid tellement on peut lire sur lui de SUFFISANCE et d'ARROGANCE.

Femmes! vous êtes belles, profitez-en. La nature vous a donné cette faculté afin que vous l'exploitiez, afin que vous ayez une arme que les hommes n'ont pas, afin que vous puissiez rivaliser avec eux, contre eux.
Femmes
! être belle est tout un art et vous savez tellement bien le pratiquer. Femmes! la Nature vous en a dotez afin que vous puissiez vous venger de la Tyrannie masculine qui sévit encore et toujours sur le monde, jusqu'au sein même de nos pays prétendument démocratiques, au sein même de ce pays qu'on dit des Droits de l'Homme, la France.

Femmes, je vous exh
orte à cultiver votre beauté, puisse-t-elle servivr votre cause, construire vos vies. Profitez donc de la joie de séduire, amusez-vous autant que vous le voulez avant que la vieillesse, avant que l'âge ne viennent sournoisement vous ôter ce avec quoi vous avez appris à vivre et composer.

La beaut
é n'est point immortelle chez l'individu, mais pourtant quand bien même elle s'éteindra chez une femme, elle renaitra dans le corps et l'âme d'une autre.

Femmes,
la beauté elle est pour vous mais elle est aussi contre eux. Parce que dès le début de l'humanité, le règne de l'Homme a commencé, il a bien fallu qu'on vous donne de quoi faire pour survivre avec lui. Ainsi tandis qu'il gouvernait, vous, vous amusiez avec les ficelles invisibles, avec les lignes des destinés que les hommes ne peuvent point voir faute de sensibilité.

La beauté, votre be
auté est aussi apparente que la force physique de certains hommes, mais elle n'est point la seule existante. La beauté, peut revêtir de multiples formes, elle change, elle se diversifie et se transforme sans cesse pour ne point voir son secret empire s'écrouler.

Une femme
peut tout obtenir grace à elle, si elle sait la cultiver, si elle sait quelle forme lui donner.
"Etait-ce son charme, étaient-ce ses courbes parfaites, était-ce son odeur enivrante et empoisonnante, était-ce son intelligence, était-ce son esprit, qui cette nuit là prirent mon coeur en pature? Etait-ce elle tout entière, était-ce seulement une partie, était-ce un peu de tout cela et un peu de rien de cela qui me firent m'abandonner à elle sur l'autel de l'amour?"

Distiller, jouer, pr
ofiter, adapter, jamais les hommes ne vous raviront ce bien, cette faculté unique et inestimable que vous posséder. Et quand bien même ils tenteraient de jouer sur ce tableau qui vous est réservé, je fais appel à toute votre présence d'esprit, à tout votre instinct, à toute votre sensibilité, et à toute votre intelligence pour lui signifier clairement qu'ils se sont trompés et que la défaite sera l'unique aboutissement de leurs entreprises.

image: Hirildae,
voici le lien vers son book, je ne peux pas avoir de contact avec elle, je ne pense pas qu'elle aurait trop apprécié que j'utilise son image sans son avis, alors je mets ce lien en espérant que cela suffira:

http://hirildae.jepose.org/index.php?page=accueil

La beauté est l'apanage des femmes.

# Posté le mardi 19 août 2008 15:20

Modifié le vendredi 13 février 2009 07:43

Il n'aurait pas du.

Il n'aurait pas du.
Une après-midi alors que tous paressaient sur la plage, un des garçons les plus âgés de la bande s'avança vers eux et leur fit part d'une ballade qui aurait lieu deux jours plus tard. Cela consistait simplement, en fin de journée, de partir en promenade jusqu'à une chapelle, nommée Notre-Dame du Mai. Scarhatred se sentit de suite emballée par le projet, voilà bien une ballade qu'elle avait rêvé de faire l'an dernier et qui avait été avorté. Immédiatement elle lui confia son enthousiasme et l'assura de sa présence avec un grand sourire.

Pendant les deux jours qui suivirent Scar' entreprit de motiver les autres jeunes du camping. Malheureusement elle n'eu que peu de résultat, la ballade étant réputée assez longue et difficile. Au final, ils ne furent qu'une dizaine à décider de s'y rendre. C'était pour la plupart des "plus grands". Scar' les surnomait ainsi, ces jeunes qui avaient tous bien la vingtaine alors que l'autre groupe avec lequel elle passait le plus clair de son temps, était davantage dans la quinzaine. Allant sur ses 19 ans, Scarhatred était dans un stade intermédiaire, elle se réjouissait donc de l'occasion de pouvoir se rendre à ce lieu qu'elle aurait regretté de ne pas avoir vu une fois avant son départ, en compagnie de deux bonnes amies à elle, et des "plus vieux". Bref, cela promettait et Scar' s'en réjouissait sincèrement.

Elle passa son après-midi sur la plage à se reposer, et rendez-vous fut donné pour 19h30 à l'entrée du camping. Grosso modo, la ballade devait durer 1h30-2h et l'objectif était d'être "là-haut" pour admirer le coucher de soleil.

Armés de sac à dos et de bonnes chaussures, le groupe de jeunes parti gaiment et d'un bon pieds. Il était en effet hors de question de trainer. Ils parvinrent à la plage qu'ils dépassèrent, puis prirent le chemin menant aux criques. En cette heure le soleil ne tapait pas, il faisait bon sans faire chaud, il faisait doux sans faire froid. La vue qui se révélait aux promeneurs était absolument magnifique, perdus entre terre et ciel, l'immense mer bleu, l'infini bleuté du ciel. Chemin escarpé et sinueux, la montagne faite de verdure et de pierre, les arbres dégoulinant de sèves, le sol rocailleux où les pieds glissaient. [Le chemin est chaoteux et escarpé mais la vue qui l'accueil ravi les âmes, même l'odorat est mis à l'épreuve avec le goût de la poussière et du sel] Hors de question de trainer, bientôt les voyageurs furent essouflés. Scar' regarda Paul, celui-la même qui lui avait fait part du projet, il était tout rouge, on aurait dit un bon français amateur de vin et de fromage, la bagette sous le bras avec sa bouille ronde.
Depuis le début, Jeanne, avait pris la tête du cortège et imposait son rythme frénétique à tous. Déjà les deux amies de Scar' peinaient, mais elles avançaient tranquillement en papotant, en savourant, en profitant de ce qui leur était offert.


[Qui sait ce qui nous attend au prochain tournant? Une nouvelle montée, une descente, un chemin dégagé, une vue à profiter? Qui sait ce que nous verrons, les deux iles rocheuses dans l'eau du nom des Deux Frères? La suite du chemin pleins d'ajoncs? Le fort au loin donnant une idée de la distance à parcourir? Qui sait, qui sait?] Mais eux, les "plus vieux" connaissaient bien le chemin et ils guidaient ainsi les "plus jeunes" qui déjà auraient pu se perdre milles fois tant il était malaisé de repérer son chemin sans l'avoir fait.

Un regard sur son portable prouva à Scarhatred qu'ils étaient amplement dans les temps pour parvenir à destination à l'heure H. La ballade se poursuivit, les conversations se tarirent tant le souffle était court et les jambes coupées. Pour Scarhatred qui n'était point sportive, une telle ballade mettait à rude épreuve tout ses muscles, mais elle s'y abandonnait avec joie, courage et sourire, cette ballade elle l'avait voulu.

A mi-chemin, l'air se rafraichit, et quelque chose ressemblant vaguement à des nuages donna un mauvais pressentiment au groupe. Verrait-on le coucher de soleil? Quelques minutes plus tard ce fut une quasi évidence. Le ciel se couvrait, la brume peu à peu les enveloppait...
La ballade se poursuivit néanmoins, bientôt le sommet se rapprocha. Après un temps qui lui parut interminable, la dernière ligne droite s'amorça. Scarhatred en compagnie de son amie, courut plutôt qu'elle ne marcha les derniers mètres, cela suffisait, il fallait mettre un terme à tout cela. La route fut rejointe. Car oui il existait une route pour s'y rendre, laquelle se faisait en vélo mais ne valait sans doute pas les charmes d'une ballade difficile à pieds. Là-haut, l'évidence devient totale. Le groupe se retrouva dans la brume totale, malgré le fait qu'il n'était pas 21h, il faisait nuit ou presque. L'église déçut notre visiteuse, elle s'était attendue à une ancienne église, mais la chapelle détonnait par sa modernité, sa propreté.
Ils grimpèrent à une petite échelle menant à un poste d'observation en rond. Le vent, la brume, l'obscurité. Tellement qu'il était extrèmement difficile d'apercevoir les lueurs rougeatres du jour déclinant. Ils sortirent leur diner et partageant les dernières gouttes d'eaux, tous profitèrent du repos de se poser quelques minutes dans un lieu où il ne faisait nul doute que de plein jour et par temps dégagé, la vue se promettait grandiose.
Ils entendirent soudainement quelques bruits en bas, quelques cris, surprise, c'était simplement quelques camarades qui ayant loupé l'heure de départ venaient d'arriver. Les chiens qui les accompagnaient furent accueillis avec joie.


Notre-Dame du Mai. A ses cotés se dressent de multiples croix, une devant l'entrée même de l'église, était une des rares qu'on parvenait à voir de leur poste d'observation tant la brume était épaisse. Avec de l'imagination, ce décors avait tout de celui qu'on peut trouver dans les films d'horreurs ou d'épouvantes. Un fantôme ou un vampire aurait surgi des ténèbres que cela n'aurait point étonné nos visiteurs. Ils se prirent bientot tous à grelotter dans leurs pulls et leurs vêtements légers. Scar' se tourna vers l'horizon, tournant le dos au groupe, elle plongea son regard dans les ténèbres. Le vent jouait avec ses cheveux, la glaçant un peu plus. Mais le vent dans son immense bonté, permettait également aux nuages de se déplacer. Ainsi, la vue si prometteuse se révélait-elle parfois aux randonneurs, c'était ici les lumières de telle ville, ici le reflet du port de tel autre dans l'eau, ici encore la révélation d'un feu d'artifice.
Bientôt ils se prirent à tourner à mesure que le vent dégageait ou recouvrait la vue. Il y avait dans l'air quelque chose de magique, de fantastique, la présence de la pierre, du ciel, du vent, de la brume, de l'obscurité et du froid. Quand les lumières disparaissent, l'obscurité régnait maitresse et c'était alors grande joie que d'apercevoir quelque part tout au loin, tout là-bas un peu de lumière, telle cette bougie dans la geôle du condamné à mort.[ Les lumières de la ville disparaissent et réaparraissent dans la brume noire humide et épaisse, comme un objet couvert de sable que la main enlève du revers. La lumière enveloppe et réconforte. Le noir d'autre fois vous prend, la perdition est là, l'incertitude aussi, l'homme racornit, la femme prend conscience de sa nudité et la gorge de l'enfant ne peut réprimer un hurlement long, plaintif et douloureux, êtres humains]


Frissonnant, ils quittèrent le poste d'observation pour se blottir contre les murs de l'église. Les chiens aboyaient et chapaient comme des fous, adorables, ils servirent également de bouillote à bon nombre d'entre eux. Curieuse, Scar' promenait sa lampe de poche sur les murs, le toit, quand elle accrocha soudain le socle de la croix située juste à coté des portes de la chapelle, une inscription y était gravée, voilà ce qu'elle disait:Si quelqu'un veut marcher sur mes pas qu'il renonce à soi-même qu'il porte sa croix et qu'il me suive. Voeu du combattant. Cela la plongea pendant quelques secondes dans une douce méditation, avant d'aboutir à la conclusion que ces propos ne lui étaient que peu parlant. Enfin elle rejoignit les autres tout en ne cessant de regarder autour d'elle, et de se plonger dans l'admiration de ce qui était offert à sa vue.Ce n'était peut-être pas le magnifique coucher de soleil espéré, mais ce que Scarhatred vit ce jour là, fut pour elle bien comparable. Son âme se ravigorait au contact des élèments naturels, elle trouvait un écho, une source fertile pour son imagination, et elle fut prise d'un délire d'écriture. La ballade avait été merveilleuse bien qu'harassante, et l'arrivée tout aussi magnifique. La fatigue c'était simplement le prix à payer pour jouir de la vue avortée, pour l'admiration du paysage caché. Qui sait si ce jour là, la brume n'avait point été, qui sait ce qu'elle y aurait aperçu? L'horizon lointain et infini? Les villes bruyantes et colorées? La magnificence d'un lieu de culte? La nature, la montagne, les précipices rocailleux et dangereux? Qui sait, elle aurait pu y voir tellement de chose, mais en aurait-elle ressenti autant?


Le retour fut effectué par la route, il était bien trop dangereux de prendre le chemin en sens inverse de nuit. Je déplore le fait de ne pas avoir trouvé de photos satisfaisantes sur internet de ce lieu, je suis heureuse d'avoir pu faire cette ballade qui me tenait tellement à coeur, et ce fut un vif plaisir que de l'avoir partagé avec les personnes qui y étaient présentes.
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# Posté le mardi 19 août 2008 13:08

Modifié le dimanche 24 août 2008 12:10

Pleins de petites phrases et pensées.

Ici je mettrais en vrac pleins de petites phrases et de pensées que j'éditerais et complèterais au fur et à mesure.

Des petites phrases qui peuvent porter à réflexions, qui sont parfois/souvent/généralement issues de réflexions. Parfois ce ne sont que des pensées comme ça, des points de départs, des idées que j'aimerais prendre et développer pour écrire,

Je mettrais les pseudos réflexions d'une couleur, et les idées types idées d'écritures d'une autre.

Car ce n'est point d'affection dont j'ai besoin mais d'attention.

Voilà ce qui est dur, c'est ce retour à l'anonymat, plus personne autour de soi, plus cette sensation de grande famille, l'enfermement entre 4 murs, alors qu'il n'y avait que le ciel comme plafond, alors qu'il n'y avait aucun obstacle à la marche, à l'évasion.


Quand la lumière a disparu de ma pupille, ce n'est pas l'obscurité mais la vérité que j'ai rencontré.

Je suis amoureuse d'elle comme je le suis de moi, c'est qu'alors je dois beaucoup l'aimer.


Ce qu'un lien a tissé, un autre peut le défaire.

Décharné, aspect misérable, il détonne dans ce monde et parait paumé. Difficile de croire en le regardant qu'il n'a que 21 ans. Debout parmi les gens on le remarque par son physique, il fait presque peur, et pourtant lorsque par hasard je l'ai quitté des yeux quelques instants, je ne l'ai plus retrouvé. C'est que finalement, il doit bien se fondre dans ce monde. Et malgré sa singularité, un charme émanait de lui, sa cohérente laideur formait sa beauté.

C'est dans l'adversité que se forment les grandes amitiés...

Le vent s'engouffre dans les cheveux, tout qui tourne autour, dans la mer grise un voilier, tout le paysage qui s'étend, tout les êtres qui vivent, tout mon être qui vibre, un début de pluie, la solitude, l'horizon infini, brume sur les hauteurs et mon bâton qui vrille l'air de sa force.

Et quand bien même tu me verrais pleurer des larmes pour toi, saches que je ne suis pas de ces femmes qu'on attrappe et qu'on enferme.

Et tandis que les gens se posent un instant comme dans une seconde ultime du recueillement pieux, le soleil se couche sur la crique aux fins galets. Dans son ombre se tient une maisonnée en ruine, elle est abandonnée, jadis la mort y a frappé mais un enfant y est né. L'océan se déploie clair et limpide, le silence bref se poursuit comme le prolongement de la vie.
écrits, sur le chemin de Notre-Dame du Mai, au niveau des criques.

Célène fut jadis créé par un artisan passionné. Elle fut l'ouvrage d'un rêve et d'outil d'amour. Célène c'était une poupée dont nous ne ferons pas la description ici. L'artisan projetta en elle un soupçon de délire et de folie. Il voulait qu'elle fut vivante à celui qui la regarderait avec attention. L'artisan plus que tout chérissait son enfant, Célène c'était l'enfant imagé qu'il n'avait point eu.
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# Posté le dimanche 17 août 2008 08:12

Modifié le vendredi 05 septembre 2008 08:40