Les 4 saisons et Marion

Les 4 saisons et Marion
III] Printemps

Après cette période déprimante, un sursaut de vie se révèle. Après la longue agonie, le désir de vivre se fait plus fort. La nature se réveille, elle aspire quelques bouffées d'air qui la font suffoquer, l'été envoie le printemps faire renaitre le blé des champs. Le printemps après avoir hiberné tout ce temps se débat et s'échappe de sa chrysalide. Sous la forme d'un papillon qui apprend à voler, il va, réveillant d'un battement d'aile une graine oubliée, il invite la rosée à chanter pour que le soleil n'ai plus peur de se montrer, lui signifiant que son retour est souhaité. Le printemps va et vient, il fait fondre le gel, insuffle la buée sur les vitres. Le soleil craintif et peureux fait de brèves apparitions, juste pour annoncer l'arrivée prochaine de son règne. Les couleurs chatoyantes sont de nouveaux à l'honneur, d'ailleurs regardons le blason. Il est fait de vert, de rose et de jaune le, un bleu ciel épuré vient compléter le tableau, le temps ne sera plus composé que de noir et blanc. La musique émanant est une ode au renouveau, il ne s'agit plus de subir, il faut agir, il faut se relever, chasser la nuit, prolonger la journée et apporter le jour au sein des demeures. Les nouveau-nées en gestation pendant l'hiver ont dès les premières lueurs, poussé un cri de vie en sentant l'odeur de l'herbe verte mouillée. L'herbe verte pousse alimentée par un mélange d'eau et de chaleur il faut bientôt la couper. La machine est remise en marche, l'été peut dorénavant lui imposer sa pleine puissance.
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# Posté le vendredi 19 septembre 2008 17:04

Les 4 saisons et Marion

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II] Hiver

L'hiver attendait simplement que l'automne achève sa tâche. Le voilà enfin, c'est un maître qui se fait désirer et aime arriver quand les c½urs n'en peuvent plus de supplications. D'une tombée de neige, il envoie le soleil visiter d'autres pays. La température n'excède pas quelques degrés, les terres sont gelées, c'est la saison des jambes cassées. L'hiver étant présent il décide que tout ce qui vit doit mourir. Les fruits sont tombés, lui les fait pourrir. La rivre gronde, la mer et l'océan mugissent et si cette année l'hiver se veut particulièrement redoutable, il figera alors les eaux sous une couche de glace. Ses couleurs sont évidement le blanc, le gris et le noir. Son hymne est celui du silence et des secrets qui sommeillent. L'hiver aime semer le désespoir. Il n'a pas le pouvoir de créer et de faire naitre alors il se rabat sur celui de tout réduire à néant, celui de répandre la mort et la non-existence. Malheureusement son entreprise échoue toujours en tout ou partie car les humains ont en eux une qualité qui s'appelle la faculté d'adaptation et une maxime qui dit « tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir » et l'humain trouve dans la neige, la tempête et le froid bien de la vie qui lui donne c½ur à espérer.
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# Posté le vendredi 19 septembre 2008 17:02

Modifié le mardi 06 janvier 2009 13:05

Les 4 saisons et Marion

Les 4 saisons et Marion
Voici le début d'une nouvelle ^^

I] Automne

21 mars. Le premier jour du printemps. Le printemps, un peu comme l'automne, coincé entre deux saisons pleines et impitoyables, l'hiver et l'été Le choc des antagonistes et des contraires. Deux saisons qui s'excluent mutuellement, qui n'ont en commun que leurs caractères entiers. Deux saisons qui s'imposent maîtresses tandis que printemps et automne, bons seconds se font serviteurs. L'automne est au service de l'hiver, il prépare la terre qu'il inonde de pluie pour que l'hiver n'ai plus qu'à la glacer. Il impose le vent pour chasser le soleil et faire revenir les nuages, sa brise rafraichit l'air ambiant. Il dit « les fruits ont assez muri il est temps de les faire tomber » et les fruits tombent. Il dit « les fruits ont assez donné, il est temps d'accorder le repos » et les feuilles, et les arbres cessent de se verdir. Ils se flétrissent, se racornissent comme les mains d'une vieille ridées par le temps. Le rythme de la rivière s'intensifie, elle court en effet déverser autant qu'elle le peut son eau avant que la mort ne saisisse ses flots. L'automne c'est l'avant-garde, l'éclaireur de l'hiver, celui qui va en avant, prépare le terrain, s'informe, communique et passe le relais à un autre pour agir. Il teinte son blason portant les armes de l'hiver de couleurs orangés, de vert et de marrons, d'un jaune vieilli et d'un gris lumineux. C'est un blason reposant à regarder mais qui s'accompagne d'une plainte, qui, à mesure de l'approche de l'hiver, déchire le c½ur. Quand la plainte atteint son paroxysme, le c½ur se déchire tout à fait et s'y engouffre alors comme une furie, le froid glacial de la tempête hivernale qui au-dehors fait rage.
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# Posté le vendredi 19 septembre 2008 16:57

Modifié le mardi 06 janvier 2009 13:03

Nos 17 ans

Nos 17 ans
Dis tu te souviens de cette année là?

Dis tu te souviens de notre amitié retrouvée? Oui je sais que tu t'en souviens parce que parfois on en parle toutes les deux. C'était bien nos 17 ans. On avançait vers la majorité, on était encore au lycée. Finis les cafouillages de début de lycée, j'étais dans une classe, toi dans une autre avec elles, elle autre encore était ailleurs, et eux étaient dans un autre lycée.

On était dispersé entre plusieurs bâtiments, plusieurs choix d'orientations. On était dispersé et pourtant plus proches qu'avant. Je me souviens de ces matins pour aller en langues, toi à un couloir, moi dans l'autre, allant de groupes en groupes pour saluer ceux que nous apprécions.


Ah c'était bien. Tu te souviens quand chaque matin tu m'accompagnais devant ma salle de cours? Tu te souviens que tu nous charriais nous les ES, alors que nous on te lynchait pour être en L. C'était drôle, c'était bien. Tu te souviens quand tu me racontais tes cours de littératures et comme parfois je t'enviais et que toi tu grimaçais quand on te parlait d'économie?

Tu te souviens, toutes ces questions pour le midi parvenir à se retrouver, à passer un peu de temps ensemble, tous ensemble. Tu te souviens de tout nos secrets échangés? C'était bien la terminale, oh certes il y avait le bac, année plutot bof niveau résultats scolaires mais notre sérieux aussi relatif qu'il soit nous a permis de l'obtenir ce foutu bac, toute façon c'est après que cela allait se jouer.

C'était bien aussi ces fêtes, malgré l'échéance à la fin de l'année, j'étais libre, on s'amusait bien avec toute notre bande d'amis. On se voyait comme on pouvait, mais on se voyait. C'était bien.

Et le théâtre? seulement n'en avait que le nom, mais avouons tout de même, qu'on rigolait bien, on travaillait pas beaucoup (pas assez?) mais on était tous ensemble.

C'était bien de seulement réfléchir à l'avenir sans le vivre encore, de profiter encore de ces quelques mois avant les grands changements. C'était bien et j'étais heureuse.

C'était nos 17 ans. Depuis tout a changé sauf notre amitié, sauf nos amitiés.

Photo: moi et manue, à la fin de notre année de première. Petite pensée en écrivant ceci pour elle évidement, mais aussi à béné, panline, gégé, maureen, roxane, marine, miky, jérem, raph&cie...

# Posté le vendredi 12 septembre 2008 09:02

Avez-vous déjà songé à ce que peut ressentir une mère en abandonnant son enfant?

Avez-vous déjà songé à ce que peut ressentir une mère en abandonnant son enfant?
Abandon


Je me souviens encore au loin de la rivière gelée, je me souviens encore des larmes teintées de givres qui apparurent aux coins de tes paupières, je me souviens encore, je me souviens de tout comme si c'était hier.
Je me rappelle de l'éclat de rire qui a transpercé l'air glacial comme l'épée transperce une vulgaire toile. Je me rappelle aussi de la douceur de tes lèvres quand j'ai posé un doigts dessus pour empêcher le froid de te faire hurler.
Je me remémore ta petite bouille toute blanche, et le peu de rose qu'il y avait. Je me remémore en cet instant, l'innocence qui peu à peu partait.
Doucement j'ai déposé sur ton front ce qui serait un dernier baiser. Doucement j'ai accepté de me détourner, de me retourner, de m'en aller. Je t'ai abandonné.
Toutes les nuits je ne fais que penser au sacrifice, toutes les nuits je t'imagine là-bas, avec d'autres êtres tels que toi. Toutes les nuits je pense aussi aux pères et aux mères, à ceux que je comprends si bien, de ceux dont je fais parti.
Jamais je ne te reverrais, jamais, jamais, jamais. Jamais non plus l'innocence qui avait caractérisé les premières années de ta vie ne te reviendra.
Dans mon départ tu as vu l'abandon, ou plutôt tu l'as ressenti, persuadé que tu étais qu'un jour maman reviendrait. Tu as eu tord car jamais je ne suis revenue. Car je ne suis pas la mère qu'une enfant si adorable que toi mérite.
Je me suis retournée, et toi on t'a emmené...une main ferme t'a emmené, et moi avec inflexibilité j'ai avancé sans jeter de regard en arrière. Quand tu avançais, aurais-tu osé jeter un regard vers moi, seul mon dos aurait répondu à ton regard. La seule erreur réelle, aurait été alors que je croise ton regard, que ne pouvant me séparer de toi que j'avance en reculant, tes yeux dans mes yeux, ton amour vers le mien, mais alors aurais-je eu toujours la force de reculer ? Non.
Non, je n'aurais évidement pas pu. Te regarder une nouvelle fois et j'aurais couru dans la neige pour te reprendre, pour laisser la mort te prendre, car toi avec moi signifiait une mort certaine de faim et de froid.
Un jour ma belle, tu recevras la chaleur d'un foyer, tu auras de nouveaux bras pour t'aimer, un nouveau lit dans lequel sommeiller, une vraie maison enfin à habiter, des aliments préparés pour assiettée, un feu de bois pour te chauffer, des devoirs à réviser.
A ce jour alors ma belle, tu auras oublié bien vite la saloperie de mère qui t'a mise au monde. Tu auras oublié que les yeux qui sont les tiens sont les miens, tu auras oublié ces 3 années passées avec moi. Le taudis qui te servait de toit, deviendra une image fictive, un cauchemar duquel on te réconfortera bien vite. Tu oublieras la détresse d'une femme, obligée de s'agenouiller pour tenter de ne pas crever, car alors tu connaîtras le bonheur d'avoir autour de soi, un homme et une femme, un père et une mère qui s'aiment et se respectent.
Je ne chercherais pas à te reprendre car je n'entrerais pas dans ta vie tel un fantôme oublié. Car je ne veux pas qu'un spectre vienne ravir ce que tu auras réussi avec sérénité à construire. Car belle enfant tu grandiras, tu vivras et aimeras. Car ta vie est la plus belle mais aussi la chose la plus dure qui me soit arrivée. Car il n'y a pas de plus grande douleur que de faire naître un être qui, avec nous est condamné à périr et alors de s'en dessaisir pour chercher à le faire vivre.
Car ce qu'il te faut c'est un père présent, une mère honorable. Tout le contraire de ce que j'aurais pu t'offrir, toi, fruit d'un accident de travail, moi travaillant à faire la marie couche toi là.
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# Posté le dimanche 07 septembre 2008 15:07

Une lettre: A toi.

Une lettre: A toi.
Voilà un petit texte, sous la forme d'une lettre, à chaque paragraphe correspond une "nouvelle" journée, il faut s'imaginer qu'entre chaque paragraphe le jeune homme qui écrit cette lettre a reçu une réponse de sa bien-aimée (la prénomée Scar')
C'était très marrant à écrire et de se mettre à la place d'un garçon.

A toi.

Ma chérie,
Tu me dis de ne pas m'inquiéter. Tu me dis que tu vas bien, que tout va bien. Tu me dis que chaque jour qui passe nous éloigne de demain, alors que je n'ai pu encore effleurer ta main. Ma chérie pourquoi pleurer du départ alors que pas encore l'arrivée ? Pourquoi me parles-tu d'un bonheur alors qu'entre les lignes je lis toute ta douleur ?

Ma chérie, hier enfin je t'ai tenu dans mes bras. Tout deux avons marché, nous suivant pas à pas. La joie inondait mon âme quand j'ai découverts sur ton poignet les traces d'une lame. Et la plaie qui suintait encore et la maigreur de ton corps. J'aimerais te demander de faire un effort, prouve moi que mon amour est assez fort. Prouves-moi que les épreuves n'auront raison des sentiments. Je ne veux pas te voir mourir lentement. Mon c½ur, pendant des années tu as lutté contre la maladie, à quoi bon maintenant tomber dans l'anorexie ? Tu ne veux plus te battre, tu veux cesser de combattre. Tel un guerrier amoureux j'affronterais les dangers pour toi contre milles dieux. Mais contre le démon qui te harcèle, je ne peux rien, sinon de mon amour t'offrir des ailes. Mais que faire si tu préfères l'enterrement à l'envolement ? La vie devant toi, la vie devant nous, l'air que nous respirons ensemble est pourtant bien doux, et toi que fais-tu ? Tu baisses tes défenses, tu te montres nue, tu t'offres au bourreau qui te tue. Mais peut-être suis-je en tord ? Peut-être que l'amour n'est pas un remède assez fort pour la blessure que tu as reçu d'un bien vilain sort ? Peut-être que je ne sers à rien, peut-être que je crois savoir alors que je ne sais rien. Peut-être as-tu honte de ce que je suis ? Peut-être ne voudrais-tu plus que je t'appelle ma chérie ? Tu répondras à cette lettre ça je le sais. Et si tu ne le fais, peu importe, toujours je t'écrirais. Je te harcèlerais s'il le faut, je referais le déplacement de Lille jusqu'à Pau, mais il est des questions dont je veux les réponses. Il est des questions qui tourmentent l'un comme l'autre.

Scar' cela suffit ! Crois-tu que je ne suis qu'un bon samaritain ? Arrivé le soir, tu me fais repartir le matin. Tu fais l'amour avec moi et m'avoue que tu ne le fais que parce que tu me crains. J'ai tout fait pour me rendre digne de toi ! Je t'ai dragué avec sympathie, te laissant aller et revenir. J'ai arrêté de boire et même de fumer. J'avais remarqué ta fragilité, c'est pour ça que cet été je ne voulais rien brusquer. Je t'ai appris mes sentiments à mots couverts. Préservant ta sensibilité je suis passé de la prose aux vers. J'aurais voulu boire l'eau aux bleus de tes yeux. Mais ta souffrance tu voulais la garder pour toi seule comme un mystérieux secret. Et pourtant de partout elle transpirait. Tes paupières abîmées, les os qui apparaissaient, un rire glacé. Comment ais-je pu m'attacher à toi ? Tes qualités tu les rejettes et ne dévoiles que les défauts. Tu te disais laide et moi beau. Le jour où j'ai appris ma beauté ce fut le jour où tu as dis m'aimer. Comme un sot j'ai cru au début d'une histoire, faite de chair, d'amour et d'espoir, aux souvenirs d'un feu sur la plage le soir...

Scar' la situation a trop duré, j'ai fais bien trop de concessions pour toi, la preuve, tu as commis la plus belle des trahisons. Ma vie va enfin reprendre là où je l'avais laissé avant notre rencontre. Je vais continuer à vivre sans me battre contre. Je vais vivre pour te montrer tout ce que tu vas louper. De là-haut tu verras que la vie n'est pas si terrible, qu'elle est même emplie de pleins de fleurs aux couleurs chatoyantes, qui vibrent et qui chantent. Alors que ton lit n'est plus qu'un trou dans la terre, orné d'un bâton gris. Saches que cette fois je ne te rejoindrais pas. Pourquoi le ferais-je ? Pourquoi me tairais-je ? Quand nous étions ensemble à discuter de tout et de ça, tu n'avais jamais voulu me donner aucune raison de le faire. Cette fois Scar' à ton propre jeu tu perds. Tu as, en effet bien et mal joué Scar'. Tu m'as attaché à toi comme par magie, mais tu as perdu car dorénavant je continue ma vie.

# Posté le jeudi 04 septembre 2008 12:02

Modifié le samedi 03 janvier 2009 13:24