Ce n'est qu'un effet de style intervenu à partir d'une phrase dont je me suis souvenue et qui aurait pu être répété dans une autre bouche. Je préférais précisé car il serait facile de se méprendre sur le sens de cet écrit ;)
On ne s'est pas beaucoup vu. Nos rencontres tiennent sur le doigt d'une main.
Un jour, alors que seuls, tu m'as dis dans un ton doux, et avec presque un peu d'étonnement mélant à l'attention et légèrement souriant "tu vas pas pleurer hein? !" C'est vrai qu'observer le visage d'un ange ça m'avait mis une boule à la gorge tellement ce qu'il s'en dégageait était beau.
Ce que je sais aussi, c'est qu'à cet endroit précis où j'ai posé des regards sur vous, je plongeais dans une séreinité et un calme intérieur peu courant. Un apaisement lié à la tranquillité du lieu et de vos présences douces, tranquilles d'où se répandait une affection, que je pense sans me tromper, réelle.
Ces personnes elles sont deux et ne se ressemblent pas. Même le sentiment ressenti ne fut pas tout à fait le même, mais il se rejoint sur ce point particulier, cette sorte d'instant de grâce.
J'en aurais pleuré comme le vieillard fatigué voit la mort venir à lui, de soulagement du repos à venir de l'arrivé d'un instant libératoire.
J'en aurais pleuré comme le voyageur perclu de fatigue et de soif à qui on offre l'hospitalité...pleuré devant la tendresse de la bonté.
Mais je n'ai pas pleuré non. Je me suis tue et un sourire faible émanant pourtant du plus profond de mon être et avec plus de sincérité que je ne pourrais peut-être en exprimer, fut votre seul retour.


