Instant de grâce.

Instant de grâce.
Ce texte pourra surprendre, l'association des personnes aussi peut-être, ça peut sembler étrange que j'ai mis ceci en avant et pas une autre.
Ce n'est qu'un effet de style intervenu à partir d'une phrase dont je me suis souvenue et qui aurait pu être répété dans une autre bouche. Je préférais précisé car il serait facile de se méprendre sur le sens de cet écrit ;)



On ne s'est pas beaucoup vu. Nos rencontres tiennent sur le doigt d'une main.
Un jour, alors que seuls, tu m'as dis dans un ton doux, et avec presque un peu d'étonnement mélant à l'attention et légèrement souriant "tu vas pas pleurer hein? !" C'est vrai qu'observer le visage d'un ange ça m'avait mis une boule à la gorge tellement ce qu'il s'en dégageait était beau.
Ce que je sais aussi, c'est qu'à cet endroit précis où j'ai posé des regards sur vous, je plongeais dans une séreinité et un calme intérieur peu courant. Un apaisement lié à la tranquillité du lieu et de vos présences douces, tranquilles d'où se répandait une affection, que je pense sans me tromper, réelle.
Ces personnes elles sont deux et ne se ressemblent pas. Même le sentiment ressenti ne fut pas tout à fait le même, mais il se rejoint sur ce point particulier, cette sorte d'instant de grâce.
...

J'en aurais pleuré comme le vieillard fatigué voit la mort venir à lui, de soulagement du repos à venir de l'arrivé d'un instant libératoire.
J'en aurais pleuré comme le voyageur perclu de fatigue et de soif à qui on offre l'hospitalité...pleuré devant la tendresse de la bonté.
Mais je n'ai pas pleuré non. Je me suis tue et un sourire faible émanant pourtant du plus profond de mon être et avec plus de sincérité que je ne pourrais peut-être en exprimer, fut votre seul retour.

# Posté le lundi 11 mai 2009 15:18

Modifié le mardi 12 mai 2009 14:05

2 en 1

2 en 1
Parce que j'ai la flemme de faire 2 articles distincts pour si peu de mots ^^

I 2nd Chance

Tu crois toi aux secondes chances?
J'avoue que je doute encore. Je me demande ce que ça signifie.
C'est comme pardonner, tu y crois au pardon?
A la croisée des chemins.
Ce n'est pas simple.
Mais je m'en fous, je ne suis pas sure de trouver l'idée de 2nd chance intelligente.
Jcrois que ça rime à rien.
Alors moi je vais me débrouiller pour que tout rime ensemble =)
C'est tellement plus beau, et en plus ce sera à mon goût.








II Interrogation

On m'a posé cette question dans une lettre "Que vaut la vie?"
Voici ma réponse sommaire mais nulle envie de développer davantage:

Que vaut la vie? La valeur que tu décides de lui donner. La vie c'est une offrande, tu la reçois, tu n'as pas ton mot à dire, personne ne te demande ton avis. On peut choisir ensuite d'y renoncer mais quoique tu feras elle t'aura été donné.
La vie des autres n'a pas plus de valeur que la mienne, pas moins non plus. La vie vaut tout et rien. Tout, parce que sans elle il ne serait rien que le néant (sauf à considérer que le néant est quelque chose, mais ça c'est un autre sujet). Mais en elle-même, en seule elle ne vaut rien. Alors je dirais que la vie, ne vaut que corrolairement à celles des autres, à l'Autre, à l'Extérieur. En elle-même, elle n'est qu'un contenant, un cadre dans lequel il est possible de faire fructifier un contenu.

pix: le groupe Helium Vola !
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# Posté le lundi 11 mai 2009 14:57

Aveu d'impuissance

*

Mettre sa fierté de coté, prendre sur son orgueil, observer cette joie intense à la lecture de quelques mots, sentir ses mains moites, pulsation du coeur qui s'emballe, bonne humeur soudaine, s'écorcher les doigts à la rédaction de quelques mots, se maudire de sa stupidité...

*

Râler pour se bouger, trembler à l'idée de se trahir, se trahir tout de même, mettre ses convictions de coté, fuir ses propres principes, déraciner ce qui a toujours été, s'inquiéter d'un sourire spontané, ressasser un sourire, un regard, un mot, un instant, un souvenir, en souhaiter d'autres, s'étonner de ce souhait, choisir de ne pas en vomir, accepter la joie et repousser la douleur...

*

Etre soi-même, sans ne mentir que l'intensité et le but, révéler l'effort, cacher ce qu'il en coûte, ne pas oser révéler tout ce qu'il espère, se souvenir d'une volonté, mentionner sa faiblesse, passer outre celle-ci, ne pas pleurer, dire la sensibilité sans la montrer, ne pas oser la montrer, manier les mots en estompant jusqu'à la pâleur le message du coeur, prendre le pas du coeur sur celui de l'esprit, manquer de confiance, croire que rien ne sera, vouloir reprocher, ne rien en faire car, connaitre les raisons, croire qu'il ne sera pas accueilli ladite sensibilité...

*

Chercher à comprendre, avoir peur d'une réponse, d'un silence, sentir la différence, sentir la solitude, l'indifférence, réaliser que le manque de confiance n'est qu'une crainte, se défendre d'avoir peur, ne pas révéler la vulnérabilité, craindre la réalité, ou ce qu'on prétend dans la crainte être comme telle, patienter sans trépigner, être pris dans un piège pourtant maintes fois évités, frémir dans une cage dorée, se convaincre de la liberté, rapport de situation inversée, victoire d'une force sur une autre...savourer...

*

Et j'ai alors réalisé dans un frisson que tout cela se résumait à une seule question.

Est-ce que je compte pour toi?



Mettre sa fierté de coté [hésiter] prendre sur son orgueil [tenter] se maudire de sa stupidité [rougir] s'écorcher les doigts à écrire
[ne rien effacer]...
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# Posté le vendredi 24 avril 2009 15:44

Modifié le vendredi 24 avril 2009 16:13

Philosophie par Aristote

1) La région sublunaire est faite de terre, de l'eau, d'air et de feu. C'est un monde soumis à la contingence et au hasard, les choses s'y modifiant continuellement et sous nos yeux.

Selon Aristote, ces 4 éléments s'accompagnent des composantes suivant que sont les qualités principales du sec, de l'humide, du chaud et du froid. Est-il vrai que ces 4 éléments et leurs composantes seraient à l'origine de notre monde?

2) L'Etre se prend en des acceptatons multiples mais c'est toujours relativement à un terme unique.
Qu'est-ce que l'Etre revient à se demander qu'est-ce que la Substance?


L'unité de l'Etre, l'unité de soi. L'Etre prend de nombreuses formes, on se demande tous qui sommes-nous, nous sommes Etre, l'avoir serait-il ce que lui nomme la Substance? La substance, c'est la recherche de l'essence. Pour savoir qui je suis, il faut que je détermine quelle est mon essence.

3) Dieu se pense lui-même, il est la Pensée qui se pense. Dieu ne peut-être que substance appartenant au monde supra-lunaire.

Voici une définition de Dieu. Dieu n'aurait que faire du monde sublunaire auquel nous appartenons. Dieu n'apparait pas comme supérieur mais comme différent, comme autre, comme l'essence de son propre Etre, il se prend et n'est que pour et par lui-même.


4) Qu'est-ce que l'Etre? Donner une solution c'est la détruire, mais la résoudre au sens de "travailler à sa solution" c'est l'accomplir.

Pour déterminer ma Substance, répondre au questionnement de "qui suis-je?" qui conduirait ensuite à "où vais-je?" On dit parfois que la philosophie n'est que l'art de la réflexion et n'apporte pas de réponse. N'est-ce pas ce qui est dit là?


5) C'est parce qu'il ne trouve pas ce qu'il cherche que le philosophe trouve dans cette recherche ce qu'il ne cherchait pas.

Je chercherais autant que je le voudrais, peu importe les tortures de l'esprit, je n'aime pas tant la réponse que le chemin parcouru par mon esprit. Parfois j'ai cherché, j'ai fouillé, allant sur l'extrème droite pour trouver réponse à la question se situant sur mon extrème gauche. Je ne trouvais pas de réponse là où j'étais partie la chercher, je ne trouvais pas LA réponse de ce point d'interrogation. Non, mieux. En cherchant, je n'ai pas trouvé la sortie du labyrinte, j'ai trouvé bien mieux, j'ai trouvé le chemin permettant de le parcourir .


pix: Platon et Aristote, peinture de Raphael.
Philosophie par Aristote
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# Posté le samedi 18 avril 2009 16:23

délire

délire
Trouverais-je mon chemin parmi les limbes nacrées reflêtant ton image?
Il se pourrait bien que non.
Sous l
a pluie dont pleure le ciel assombri, je reçois les goutelettes translucides dans lesquelles se mirent ton visage. Je les observe tel un miroir, et quand je plonge mon regard dedans ce n'est pas moi que je vois mais bien ta figure charmante.
Oser
ais-je me détourner, que déception m'emporterait, que soudain la pluie cesserait et que le soleil transperçant les nuages me rapelleront que ces visions n'étaient que le fruit de l'éclair d'un mirage.
T
antôt il me semble le rayonnement d'un soleil dans sa pleine puissance, et peu à peu sa couleur faiblit et se meut. Elle ne meurt pas elle se transforme, jusqu'à l'imposition des pleines ténèbres où règne l'astre lunaire.
Elle c
hange, et il ne suffit que l'oubli d'un instant, qu'une seconde d'un vide prolongé, pour que survienne un paysage rosé, où l'orange se confond avec le bleu et le violet, où les couleurs de l'arc-en-ciel se donnent rendez-vous pour saluer la nouveauté d'un jour. Peut-être même qu'alors, à midi, l'astre flamboyant, reprenant sa force et son courage, oubliant la faiblesse et les nuances, se révelera bien odieux, et d'un rayon chaleureux se moquera de l'aurore bien timide.

J'ai vu
jadis la vie comme une route, sur laquelle on m'a placé et où le destin s'occupait de me mener. L'autre jour ami, j'ai révisé mon jugement. J'ai vu cette route, ou plutot ce chemin. Je l'ai emprunté, et ainsi je t'ai rencontré. J'ai rencontré plusieurs personnes. J'ai parfois cru, avoir fais des choix, avoir priviligé telle route au détriment d'une autre, et qu'ainsi je m'éloignais de certaines pour ne plus jamais les retrouver sur mon chemin. Mais j'ai révisé mon jugement, et il s'est avéré que de choix il n'était point fait. Non. Il y avait mon chemin duquel je me suis simplement parfois écarté, comme l'homme en forêt qui s'écarte du sentier pour marcher dans la broussaille, nul doute qu'il retrouvera son sentier sitot que son désir l'aura formulé. Parfois de vrais chemins furent choisis, mais bien rares furent-ils. Alors, pourquoi m'étonnerais-je encore, de finalement quelques pas plus loin, retrouver ceux que j'avais jadis, oui qui m'avait jadis, abandonné?
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# Posté le samedi 18 avril 2009 11:06

Modifié le samedi 18 avril 2009 16:25