délire

délire
Trouverais-je mon chemin parmi les limbes nacrées reflêtant ton image?
Il se pourrait bien que non.
Sous l
a pluie dont pleure le ciel assombri, je reçois les goutelettes translucides dans lesquelles se mirent ton visage. Je les observe tel un miroir, et quand je plonge mon regard dedans ce n'est pas moi que je vois mais bien ta figure charmante.
Oser
ais-je me détourner, que déception m'emporterait, que soudain la pluie cesserait et que le soleil transperçant les nuages me rapelleront que ces visions n'étaient que le fruit de l'éclair d'un mirage.
T
antôt il me semble le rayonnement d'un soleil dans sa pleine puissance, et peu à peu sa couleur faiblit et se meut. Elle ne meurt pas elle se transforme, jusqu'à l'imposition des pleines ténèbres où règne l'astre lunaire.
Elle c
hange, et il ne suffit que l'oubli d'un instant, qu'une seconde d'un vide prolongé, pour que survienne un paysage rosé, où l'orange se confond avec le bleu et le violet, où les couleurs de l'arc-en-ciel se donnent rendez-vous pour saluer la nouveauté d'un jour. Peut-être même qu'alors, à midi, l'astre flamboyant, reprenant sa force et son courage, oubliant la faiblesse et les nuances, se révelera bien odieux, et d'un rayon chaleureux se moquera de l'aurore bien timide.

J'ai vu
jadis la vie comme une route, sur laquelle on m'a placé et où le destin s'occupait de me mener. L'autre jour ami, j'ai révisé mon jugement. J'ai vu cette route, ou plutot ce chemin. Je l'ai emprunté, et ainsi je t'ai rencontré. J'ai rencontré plusieurs personnes. J'ai parfois cru, avoir fais des choix, avoir priviligé telle route au détriment d'une autre, et qu'ainsi je m'éloignais de certaines pour ne plus jamais les retrouver sur mon chemin. Mais j'ai révisé mon jugement, et il s'est avéré que de choix il n'était point fait. Non. Il y avait mon chemin duquel je me suis simplement parfois écarté, comme l'homme en forêt qui s'écarte du sentier pour marcher dans la broussaille, nul doute qu'il retrouvera son sentier sitot que son désir l'aura formulé. Parfois de vrais chemins furent choisis, mais bien rares furent-ils. Alors, pourquoi m'étonnerais-je encore, de finalement quelques pas plus loin, retrouver ceux que j'avais jadis, oui qui m'avait jadis, abandonné?
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# Posté le samedi 18 avril 2009 11:06

Modifié le samedi 18 avril 2009 16:25

J'aime m'auto-foutre de ma gueule.

J'aime m'auto-foutre de ma gueule.
Dernière création poétique, des remaniements seraient nécessaire, je ferais ça...un jour.
Ecrit le 8 mars 09

Inclinaison

C'est un songe comme le reflet d'un nuage
Offrant le poids d'un tic et d'un tac silencieux
S'égarant sur la mousse rose d'un adage
La mer d'été bleuit doucement sous les cieux.

D'un saut plongeons-y comme des yeux au regard
Osant révéler la palpitation de l'âme
L'esprit à terre guide le sens à la gare
Les rails brulent l'horizon métallique infâme.

Assise dans l'arbre au tronc lisse de l'espoir
Praire chante le Crépuscule des Damnés
Irons-nous au bois, tête à l'envers de l'histoire ?
Ou forêt reçoit-elle toujours le secret ?

La levée de la Belle aux sentiments dormants
Court-elle du délire jusqu'à la démence ?
Tendre vision d'une muse aux traits envoutants
Bel Ami, ne me prive de ton existence !

pix: fabrégas tout simplement, photo prise par marie, que je me suis permie de lui piquer.
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# Posté le jeudi 09 avril 2009 14:17

Modifié le mercredi 22 avril 2009 14:42

Recyclage d'écrits passés :p

Recyclage d'écrits passés :p

L'Etre, la Bête, les hommes

Voici le temps de la danse. Autour d'un fe
u, sous les étoiles, sur un cadavre autour d'un bûcher, mes amis, dansons avec les fous. Dansons, dansons jusqu'à ce que le souffle nous manque, jusqu'à ce que l'aube pointe le bout de son ongle doré. Buvez, n'ayez crainte, faites descendre dans vos gosiers les liqueurs enivrantes dont le diable ce soir nous a fait présent. Laissez la chaleur vous montez à la tête, appréciez le flou du paysage que vous découvrez, tendez tout vos muscles pour les préparer à bondir dès que la musique retentira.
Ô douce mu
sique, ô par quelle magie, par quelle extase arrives-tu à nous sceller à toi ? Sans doute aussi diabolique que ton père, ne t'arrêtes pas ! L'énergie ne doit pas partir, la folie est proche, mais c'est ça qui donne à nos jambes leurs entrains, qui donne à nos corps leurs souplesses, qui donne à nos esprits leurs ivresses, qui donne à nos âmes leur raison d'être. Je t'en prie continue à chanter pour toi, tu rigoles, tu chutes, tu te rendors.

Debout, debout ! La danse n'est pas finie, elle ne s'arrêtera
que quand l'Etre le voudra, elle ne s'éteindra que quand tout les traîtres sortiront de leur tombe et partiront à la conquête de nos villes, de nos maisons, de nos femmes et enfants, de nos richesses, de notre sang et de notre ivresse. Apre odeur humaine, palais desséchés, jambes endoloris d'avoir trop dansé.
Constituons un bûcher de ces cadavres étalés comme
des haillons sur un vieillard agonisant. Allumez le feu, faites une ronde et celui qui danse vivra, les autres mourront. Tiens, voilà que Dame Tricherie apparaît. Oui c'est bien elle dans sa robe aux étoiles dorées. Vision enchantresse, voix prenante. Elle s'avance parmi nous et à sa vue certains faiblissent tandis que d'autres deviennent plus forts, tandis que d'autres savourent une liberté qu'ils n'auraient jamais pensé trouver, tandis que leurs sangs chauffent et bouillonnent, tandis qu'ils s'élèvent vers un plaisir inconnu à nos sens, tandis que nous nous faiblissons, que nous nous sentons pourriture, que la Belle Faucheuse nous apparaît plus terrible que jamais, tandis que nous, nous regardons avec effroi ce bûcher autour duquel nous dansons encore et qui bientôt sera notre unique sépulture. Nous, nous qui avons dansé avec l'honneur de ne pas consommer l'herbe qui pousse à nos pieds......................................

Enfi
n mes amis, à cet instant nous pouvons rire. C'est officiel, nous sommes les élus. Ils ont péri, nous voilà les seuls traîtres, maîtres (pardon) encore debout. Nous avons dansé mais le jour n'est pas encore levé. L'ordre est ainsi le bûcher étire toujours ses flammes vers l'astre lunaire. Nous nous sommes débarassés des faibles mais cela ne fait pas de nous des forts. [Il avait bien raison]. Car les forts n'existent pas, seul l'Etre existe. Seul l'Etre peut oser la prétention de se dire fort. Vous, vous n'êtes que des fous qui obéissent tels des chiots aveugles à celui qui saura vous dire combien vous êtes misérables...vous ne savez que danser. Danser tels les humains qui soupirent. Vous croyez tout savoir, vous croyez même savoir mieux que. Vous croyez que les faibles sont condamnés à périr, que seuls les plus habiles pourront survivre. Et si vous saviez, si vous saviez à quel point vous êtes dans le droit chemin. Loin de vous éloigner de celui que les hommes nomment Dieu, vous avancez sur le chemin de la lumière divine.


Comment tu ne le vois pas ? Le bout du tunnel à l'halo blanc. C'est pourtant vers lui que vous vous dirigez. Oui mes nobles monstres, vous nous éblouissez, oui vous avez compris beaucoup de chose et vous en ignorez tellement. Mes braves fous c'est à moi que vous appartenez, à moi et pas aux autres car je suis le seul capable de vous aimer pour ce que vous êtes. J'ai percé de mes yeux votre carapace hypocrite. Somptueuse carapace, jamais animal ne su en construire de pareille. Mais j'y ai vu une faille où j'ai glissé ma flèche. Mes braves fous, moi aussi je vous aime. Je vous aime car vous n'avez pas peur. Car même dans la tricherie vous êtes honnêtes, car même dans le malheur vous êtes heureux, car même dans la haine vous savez aimer, car dans les larmes vous savez rire, car dans la mort vous savez vivre. Mes fous, vous êtes mes amis, votre faille. Je me dois en cadeau de vous la révéler. Car toute la nuit vous avez dansé, sans relâche, avec la vivacité prise aux morts, vous n'avez qu'à un seul instant cessé. Mais bientôt vous pourrez vous allonger. Bientôt celui qu'on ne peut regarder en face sans manquer d'abîmer irrémédiablement notre rétine, sera à la pleine disposition de sa force, bientôt, tout de suite votre supplice touchera à sa fin. Mes amis voilà cette faille que vous avez su contourner pour retourner à vos instincts animaliers. Mes amis, aujourd'hui je vous l'annonce, car le jour est levé, cette nuit, c'est votre conscience que vous avez vendu.

Et
alors que la danse aura cessé, comme un murmure je m'approcherais de l'Etre et d'un baiser passionné j'aspirerais la vie qu'il a prise aux autres. Il s'étalera sur le sol, avec la force acquise je l'enverrais là-bas dans le fossé, Ethanael reviendra alors vers moi, dans mon ventre sa lancée s'arrêtera et mon cadavre perdra son dernier souffle de vie au coté de celui que par amour, j'ai détruit.


écrit en: 04/07

pix: Bot, IRL Psy 06/08
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# Posté le vendredi 06 mars 2009 16:07

Jeudi 5 mars

Jeudi 5 mars
Parce que tout simplement =)

Dans mon monde il y a 3 sphères, mais parfois il y a aussi des exceptions.

Sui generis [journée].

Tout simplement.

pix: Oroshi, Ds7, Black Mandarin, Beli, Plü^m
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# Posté le vendredi 06 mars 2009 04:51

Modifié le vendredi 06 mars 2009 06:17

Egoisme et amitié

Egoisme et amitié
Alors là pour une fois, on peut dire qu'il y a vraiment un désir de message. A certains destinataires, à d'autres inconnus, et puis si quelqu'un se sent visé alors il aura raison de l'être, ceux qui ne le sentiront pas ne le seront pas.

C'est bien simple dorénavant les gens égoistes n'auront plus leur place dans ma vie. Attention je ne parle que d'une certaine catégorie de personnes.

Je place l'amitié par-dessus tout, mais l'amitié avec des égoistes n'en ai pas vraiment une.

Je n'accepterais plus les promesses d'amitiés, quiconque se sent obligé d'en formuler une n'a tout simplement pas la volonté réelle de la tenir, parce que la volonté se ressent sans avoir besoin d'être exprimé.

Je ne croirais plus aux mots des gens si mon ressenti ne me dit pas que j'ai raison de le faire. Jusqu'à présent mon ressenti a fait ses preuves =)

Tout autant égoiste que vous êtes, soyez certain d'une chose. Ne me prenez pas plus conne que je ne le suis. Je sais quand j'ai raison de croire en une personne. Ou plutot non je ne le sais pas. Elle se découvre seule, ça comme par un simple mot: merci. Elle se découvre. Malgré les passages morts de la relation, c'est le long terme qui fait la différence :)

Pourtant je connais les sensations des termes: déception, désillusion. Je n'en sortirais pas indemme, mais tant que ce n'est pas pire que ça.

En revanche je sens quand une relation n'a pas d'avenir :) et sans vous le dire je ne m'y accroche pas, je ne mets pas mes forces dedans je me contente d'apprécier ce qu'on me donne....et je ne déplorerais pas ce qu'on ne me donnera pas.
Donnez autant que vous voulez, et virez moi de votre vie, je l'accepterais :D j'ai viré les gens de ma vie, je découvre dorénavant la réciproque.
Je n'ai pas de regrets, j'ai été moi, j'ai été naturel tout en étant hypocrite, j'ai joué votre jeu sans croire à l'enjeu.

Je préfère vous perdre plutot que de me trahir, je ne crois plus aux promesses d'amitiés, une promesse est un futur et je vois l'amitié au présent =)

Dans l'affaire, je me dis que c'est vous qui avez un problème.

J'ai plusieurs fois viré les gens de ma vie, je découvre la réciproque, on ne peut pas dire que cela soit ininteressant. Qui plus est je sais pardonner sans oublier, revenez un jour si vous le voulez, mais je sais que vous n'aurez pas cette volonté, alors...

Je ne veux plus jamais de promesses d'amitiés, et croyez bien que je me servirais de cette leçon pour ne pas plus en formuler =)

photo: nous, parce qu'Elles* sont vraies, parce qu'échantillon de celles sans promesses.
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# Posté le mardi 24 février 2009 16:24

Modifié le samedi 28 février 2009 13:09

Théâtre

Théâtre
C'était un vers de poésie, un soupçon de vie, un morceau de musique, que dis-je c'était une pièce de théâtre ! Voilà ce qu'il faut faire de sa vie. La jouer telle une pièce de théâtre, incarner un rôle, créer un décor, inventer une musique, trouver des répliques et jouer. Avec son c½ur, avec son âme, avec sa tête, ses yeux, mains, bouche, corps, jouer tout entier. Se couler dans un imaginaire pré écrit, dans un imaginaire où l'improvisation n'a pas sa place, où tout est écrit, calculer, pré- déterminé. Jouer, se déguiser, s'inventer, revivre. Voilà ce qu'est une pièce de théâtre, que dis-je c'est la transformation de Zweila en la Comtesse.

C'est chaque jour, chaque soir, à chaque représentation, recommencer à jouer. Refaire les mêmes pas, les mêmes déplacements, prononcer les mêmes mots, tenter de tirer toujours au même but. C'est observer une vie d'un regard étranger à cette vie mais faire en sorte que cette vie devienne notre .C'est s'approprier un personnage sur lequel nous n'avons nul droit, autre que celui de le faire vivre et exister à travers nous. Mais cette danse chaque jour, chaque soir, à chaque représentation ; nous revêtons un masque, nous incarnons un personnage que nous essayons de faire devenir notre, nous reproduisons les mêmes gestes, les mêmes déplacements, nous avançons si le texte nous dit de le faire, nous évoluons selon ce qui a été écrit.
Tous les jours, à tous les instants, nous nous dissimulons derrière un rôle qu'il faut tenir, ce que nous sommes peu importe ! Demande-t-on au comédien de nous parler de lui-même ?

Condamné à disparaître derrière un rôle nous lui ressemblons. Derrière son masque, son déguisement, son habit que la pièce lui donne, le comédien se dissimule, peu importe alors que devant jouer une scène de joie, il se sente l'âme en peine. Peu importe qu'il porte le malheur ou la souffrance sur ses épaules, ce n'est pas cela qu'on lui demande de nous montrer. Nous demandons simplement à ce que la pièce écrite soit respectée et jouée, nous lui demandons de nous montrer ce pourquoi nous sommes venus le voir. Et ainsi tous les jours, tous les soirs, à toutes les représentations il doit tenir son rôle. Peu importe ce que lui est, il doit être ce que l'autre est, il doit être ce que l'auteur de la pièce a décidé que son personnage, et par conséquent le comédien, doit être.

Et voilà le comédien condamné à suivre, à être ce qu'on lui dicte. Cela est d'autant plus sordide qu'on le paye parfois pour cela. On lui donne de l'argent comme si cela pouvait compenser l'effacement de son être derrière le personnage. On le paye pour le forcer à ne pas être.
C'est un tableau bien tragique que voilà et pourtant le comédien jouant à parfois une petite marge de man½uvre, une toute petite marge d'improvisation, juste pour qu'il n'ai pas l'excuse de devenir fou, juste pour qu'il reste humain, qu'il garde un brin de dignité humaine.
C'est exactement comme nous, tous nous sommes des comédiens à notre manière sans doute. Quant à la fiction de la pièce, il faut se demander si l'environment dans lequel nous évoluons tous chaque jour ne ressemble pas à la scène sur laquelle jouent les comédiens. Existe-t-il réellement une différence entre nous et lui ? Le comédien a cette chance que lorsque la représentation est finie de pouvoir quitter son masque et de revenir à lui-même. Délaissant la parade qui a composé son personnage, peu à peu ce que nous appelons réalité, revient et alors le comédien peut laisser libre cours à sa tristesse et à ses souffrances. Enfin il peut mettre une distance entre son personnage et lui.
Car fondamentalement, tôt ou tard les masques que nous revêtons tombent, tôt ou tard ce que nous sommes ou ressentons en profondeur rejaillit, le torrent sous la pierre vous détruira. Qui sait si ce n'est pas lui-même qu'il détruira ? Les masques tombent parce qu'il faut qu'ils tombent de temps en temps. Car si le masque porté forme une seconde peau il est bon parfois de la laisser respirer, tout comme le comédien respire une fois qu'il a enlevé son déguisement.
Laisser toujours cette seconde peau, garder en permanence ce costume de théâtre et la folie qui guette viendra et emportera, alors le jeu aura gagné dans une ampleur inimaginable, alors vous ne serez plus des joueurs mais vous deviendrez pièce intégrante au jeu qui le compose. Ici le reste de dignité que nous avons ne sera plus et qui alors pourra se revendiquer encore humain ? On pourrait penser que dans son jeu le comédien à quelque chose à nous faire passer. Son rôle, son jeu a un but. En réalité il n'a pas plus d'emprise sur ce qu'il doit nous renvoyer que ce que nous devons renvoyer au monde. Le comédien doit renvoyer ce que l'auteur de la pièce veut que son personnage renvois. Le seul but du comédien est l'interprétation, il est marionnette volontaire qui joue son rôle avec plus ou moins de plaisir. Et nous dans notre vie, nous renvoyons ce que le contexte dans lequel nous sommes veut qu'on renvois. Entre le comédien et nous nulle différence, entre le théâtre et le monde une simple question de réalité.
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# Posté le dimanche 22 février 2009 08:37