vacance

vacance
Parce que l'été c'est aussi l'occasion de (re)trouver des copines =)

Sur cette photo vous pouvez admirer les scarifications de Camille xD, le bébé de Céline, et les preuves d'un excellent sommeil sous mes propres yeux.

<3 <3 <3

# Posté le jeudi 13 août 2009 17:12

Sursaut de vie !

Ecris lors d'un des premiers jours sur la plage:

"Sensation étrange, point d'impatience, tranquillité, attente. Vague sensation pesante, craintes enfouies, un horizon qui se ternit. Ou plutôt qui est déjà terne, qui n'attend qu'un déclencheur pour se lever. Pas cette excitation de revoir un lieu tant attendu. Juste cette sensation d'étrangeté, que quelque chose roule à l'envers dans l'ordre du monde. Il n'y a pas cette avidité de se ruer dans les moindres parcelles de l'endroit. Étranger. Pouvait-on imaginer qu'un lieu n'est réellement que lorsque certaines personnes y vivent et y respirent? Comme si ce lieu était le squelette et les gens, le sang. Qui sait, le sursaut de vie?"


Et de sursaut de vie il n'y a point eu. La vie est revenue...peu à peu, tranquillement et avec douceur, au fil des arrivées des gens.. Jusqu'au jour où posée sur cette même plage un après-midi, j'ai pensé "ça y est, c'est comme avant, là c'est Fabrégas". J'ai levé la tête et regardé le soleil, oui enfin il était à son zénith, et j'ai souri. Un sourire venant du plus profond de mon âme. Plus de sensation pesante, plus ce tortillement des entrailles, plus cette sensation d'être prisonnière de l'ignorance, oui enfin tout était clair, et les vacances pouvaient vraiment commencer. En cette journée que je ne saurais réellement dater je me suis sentie heureuse et libre et je me suis alors ruée vers les moindres instants à vivre là-bas. Et j'ai bien fais, parce que ces vacances ont été extra =)

pix: digue de Fab' par Sarah.
Sursaut de vie !
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# Posté le mardi 11 août 2009 06:34

Modifié le mardi 11 août 2009 07:20

Une histoire Bleue.

Une histoire Bleue.
Tous les étés c'est la même chose. Ma peau est bronzée, des marques blanches correspondant aux morceaux de tissus de maillot de bain apparaissent. Mon corps se couvre de piqures de moustiques, par endroit la peau pèle et s'effrite. Alors on essaye de reprendre tout cela en main. On ne gratte ni les piqures, ni la peau. On l'hydrate, la protège, le minimum quoi. On se lave les cheveux avec différents produits adaptés, on essaye de paraître encore un peu femme. Le soir on se maquille, on essaye de trouver quelques fringues jolies. Mais il y a des choses qui disparaissent moins vite que le vernis à ongle par un dissolvant. Il y a ces bleus. Sur mes jambes, un peu sur mes bras. Beaucoup de bleus. On m'interroge dessus, on s'en étonne, cela fait réagir. Alors j'essaye de les dissimuler un peu. Je ne porte plus mon short favori. Il y a aussi quelques égratignures, un peu plus discrètes. Et puis il y a le visage. Des petits yeux bleus ternes, un peu rouges et toutes les cernes. Heureusement il y a le maquillage, et le sourire. Mais les bleus, je ne peux pas les maquiller. C'est eux que je ne supporte pas. Parce que c'est le corps qui se trahit tout seul, qui me trahit. Il me dit « regarde, il y a eu excès, alcool, fatigue » A moi, il n'a pas besoin de le dire, je le sais. Alors pourquoi s'obstine-t-il à le montrer aux autres ? Je vais bien, je n'ai besoin ni d'aide, ni de secours. Et puis c'est tenace, ça reste longtemps et au bout d'un moment je n'ai plus envie de les dissimuler, parce que ce qu'est mon corps n'est pas ce qu'est mon esprit. Et puis je n'aime pas les questions.

Tu sais je n'aime pas beaucoup ça. J'ai été obligé de faire attention. J'ai sorti les robes, les jupes, longues, un peu moins courtes. J'ai remis du maquillage sur mes yeux, soigné mes cheveux. J'ai mi de la crème achetée en pharmacie, une crème spéciale. Je me suis couchée plus tôt, j'ai cherché des subterfuges alors que je ne rêvais que de short, de naturel et d'insouciance. J'ai réessayé de me faire belle. Il faut dire qu'aux cotés des naïades sur la plage et au camp, je fais pâle figure, un peu vilain petit canard. Mais je m'en fichais. Ce dont je ne me fichais pas en revanche c'était ces bleus, ces règles, ce sang qui coule, ce noir, que plusieurs passages d'un coton démaquillant ne suffit pas à enlever. Parce que je suis heureuse, bien, et que tous les étés c'est le même cirque. Je mange plus, dors moins, je fume des substances licites ou non, je bois...régulièrement, souvent même. Je me baigne dans l'eau salée tiède et bonne souvent, froide parfois. J'ai réussi à attraper froid. La sueur dégouline de mon corps sous le soleil de la plage et le soir mes muscles grelottent sous la saveur de la température qui règne au milieu de la nuit. Je vernis mes pieds de noir, mais dès que je marche ils se couvrent de poussière rouge ou de sable noir. Je suis au calme et un sursaut d'énergie m'envahit. Energie destructrice, tout ça pour aller nager un peu, boire quelques verres, faire une ballade accidentée. Je suis heureuse avec mon ê. je suis avec des gens que j'apprécie, mais parfois le corps sursaute et se rend auprès d'un autre. Sans rien dire, sans rien faire. Sans toucher, ni murmurer. Juste être près d'une personne, se sentir là, entouré, et savoir qu'il ne peut y avoir davantage, alors que l'âme dans cet espace de détente et de liberté n'attend que la venue de l'être, de son être, contre lequel elle pourrait aller se blottir, ê. Qui ne viendra jamais. J'ai voulu redevenir belle pour moi. Ou du moins présentable, pour ne plus mentir. Je ne savais pas que c'était si difficile de prendre soin de soi ? Je ne savais pas que mon corps pouvait à ce point violenter mon âme et qu'il pourrait même venir la rattraper. Je ne savais pas, ou plutôt si, je l'ai expérimenté, découverts. Que la douceur de crier pouvait aller avec la violence de vivre. Cette oscillation permanente qui ne dure qu'un temps. Oui le temps passe vite. Cette passerelle de temps qui ne dure que 4 semaines par an, d'un quotidien rempli de mini défi à franchir, de défis qui ne représentent rien d'autre qu'apprendre à vivre une nouvelle vie. C'est un quotidien et je l'aime, oui je ne voudrais pas y renoncer, parce que tout cela s'accompagne de tant de bons moments et de bons cotés. C'est juste que parfois je suis fatiguée et que même une bonne nuit de sommeil ne peut suffire à tout effacer.
Ce n'est pas grave, j'ai toute l'année pour me reposer de cet entre deux temps.

1er texte, date: 23 juillet 09
2è texte, date: 30 juillet 09
Pix: couché de soleil à NDM par moi.
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# Posté le lundi 10 août 2009 09:12

Modifié le lundi 10 août 2009 11:44

new song

[Combat cristallin]

Elle était nue elle pleurait, ses larmes cachaient sa nudité,
dans la baignoire dans l'eau claire, les traces de la honte s'imprègnent
Insidieuses et perfides on ne les balayent du revers,
Ceci fut ma vision lors d'un sommeil amer
oh sel de la mer mêle toi à la fertilité de la terre
Abandonne l'offrande d'une vie non désirée
Oh sel, n'oblige pas la mère à enfanter !

[Pretium doloris, écartèlement du mystère
Lentement sans douceur, défie toute pudeur
Fait fi du chagrin, délivre-toi du malin
Et oublie le martyr embryon, œuvre d'un funeste démon]


Alors les chaires se mirent à rougir, révélant sans secret,
la folie d'un dément voyant dans la femme tout en blanc
la figure d'un dieu vertueux, un ennemi saint des cieux
Il fallait tirer vengeance de l'exil imposé
De l'aridité d'un refuge enflammé
Alors il s'introduit en elle
Choix arbitraire d'une mortelle
elle se débattue sans crier, tandis qu'il la déchirait
la lame posée sur sa gorge reflétant la nuit bleuté
La douleur l'inonda, le démon inerte la laissa

[...]

Sous l'arbre du jardin, jolie marionnette
Entre dans l'eau, se laisse porter par la rivière
Flotte le long des sentiers d'une campagne déserte
J'eu bien de la chance ce matin là d'ouvrir ma fenêtre
De découvrir ce corps sans vie, cette volupté bafouée
Je suis le sage vivant dans un creux reculé
Le maître désigné par notre père, pour protéger des cieux les mortels
Eviter qu'ils ne pâtissent de leurs querelles
Jeune femme donne moi ta main, je serais ton guide sur le chemin
Menant à la porte de ma maison
Ici reposent les âmes, à qui Dieu demande pardon...

[...]
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# Posté le dimanche 14 juin 2009 11:00

Le passé, c'est jamais vraiment passé

Le passé, c'est jamais vraiment passé
De suite j'ai pris la décision. Ou plutot non pas de suite, mais juste après.
J'ai pleuré, j'ai apellé une amie, j'ai laissé libre cours à mes larmes, puis je me suis apaisée.
Quelques heures encore après, j'eu un semblant d'espoir, et puis je ne revis plus la lumière.
C'est d'ailleurs pour ça que j'ai pleuré de suite.Je me doutais, je savais que je ne la reverrais plus.
Alors juste après, j'ai décidé que ce n'était pas grave.
J'ai été déçu, mais j'ai pris parti d'avancer de suite, oui d'avancer, j'ai dis "tant pis" et c'était fini.
Sauf que je n'ai pus m'empécher de ressentir un peu de tristesse, de désapointement.
J'ai formulé ce que je te reprochais, j'ai formulé tes défauts.Mais je les connaissais déjà. J'en avais déjà conscience.
C'est pour ça que ce ne fut pas une surprise.J'ai rien fais pour l'éviter, c'était un choix.
Oui j'ai choisi de rester moi-même, terriblement moi-même, de dire ce que je pense, d'être franche.
Je n'ai pas arrondi les angles et tôt ou tard c'était sur que cela se produirait.
Parce que toi aussi tu as été franc, parce que dès le début on a été honnête.
La vérité, c'est que dès que tu es venu vers moi,je t'ai apprécié rapidement.
J'ai été flatté d'être digne de ta confiance, d'un peu de ta confiance, de tes conversations, de ta présence.
J'étais flattée de tes compliments, de ta sincèrité, du fait que parfois rien, et puis de temps en temps on se reparlait.
J'étais flattée mais pas comme une vile adolescente. Non j'étais touchée, mais pas à l'émoi, pas à l'excès.
Parce qu'on a été honnête, et que ça posait des cadres.Je t'appréciais, parce que toi, tu avais décidé que tu m'apprécierais. Fort bien.
Je me suis accomodée de cela, puis c'était pas désagréable. Etait-ce amical?
Non, tu serais d'accord j'en suis sure pour ne pas l'utiliser non plus.Je ne sais pas ce que c'était, une espèce sui generis.

Seulement.
Quelques mois ce sont écoulés. Et puis l'autre nuit, un rêve. Et vlan.
La souffrance.
Enfin, faut relativiser. Mais ce rêve. Il y avait quelque chose de doux, il y avait ton sourire, ta présence, en tout bien tout honneur évidement, il y avait ton affection, cette affection sui generis.
Ca m'a flanqué comme une porte dans la gueule. Cette même porte que j'avais choisi juste après de refermer.
J'en suis presque venue à me dire que ça me manquait. Parce que la vérité, c'est que j'aime pas perdre des gens que j'apprécie.
Surtout de cette façon. Surtout à cause des angles droits des caractères.
J'étais prévenue, c'était un choix, nos choix, et c'était même pas grave.
Seulement ça me fait chier, parce que c'est pas correct cette façon de faire.
De toute façon je m'y attendais.
C'est bien. Pas de mauvaise surprise, ni pour toi, ni pour moi.

Puis je m'en fous, sui generis, t'était pas un ami.
Et si t'es pas un ami, t'es pas indispensable.

Scar'


pix: miss Veuliah

# Posté le jeudi 28 mai 2009 14:56

Modifié le jeudi 28 mai 2009 15:07

Philosophie par Aristote

1) La région sublunaire est faite de terre, de l'eau, d'air et de feu. C'est un monde soumis à la contingence et au hasard, les choses s'y modifiant continuellement et sous nos yeux.

Selon Aristote, ces 4 éléments s'accompagnent des composantes suivant que sont les qualités principales du sec, de l'humide, du chaud et du froid. Est-il vrai que ces 4 éléments et leurs composantes seraient à l'origine de notre monde?

2) L'Etre se prend en des acceptatons multiples mais c'est toujours relativement à un terme unique.
Qu'est-ce que l'Etre revient à se demander qu'est-ce que la Substance?


L'unité de l'Etre, l'unité de soi. L'Etre prend de nombreuses formes, on se demande tous qui sommes-nous, nous sommes Etre, l'avoir serait-il ce que lui nomme la Substance? La substance, c'est la recherche de l'essence. Pour savoir qui je suis, il faut que je détermine quelle est mon essence.

3) Dieu se pense lui-même, il est la Pensée qui se pense. Dieu ne peut-être que substance appartenant au monde supra-lunaire.

Voici une définition de Dieu. Dieu n'aurait que faire du monde sublunaire auquel nous appartenons. Dieu n'apparait pas comme supérieur mais comme différent, comme autre, comme l'essence de son propre Etre, il se prend et n'est que pour et par lui-même.


4) Qu'est-ce que l'Etre? Donner une solution c'est la détruire, mais la résoudre au sens de "travailler à sa solution" c'est l'accomplir.

Pour déterminer ma Substance, répondre au questionnement de "qui suis-je?" qui conduirait ensuite à "où vais-je?" On dit parfois que la philosophie n'est que l'art de la réflexion et n'apporte pas de réponse. N'est-ce pas ce qui est dit là?


5) C'est parce qu'il ne trouve pas ce qu'il cherche que le philosophe trouve dans cette recherche ce qu'il ne cherchait pas.

Je chercherais autant que je le voudrais, peu importe les tortures de l'esprit, je n'aime pas tant la réponse que le chemin parcouru par mon esprit. Parfois j'ai cherché, j'ai fouillé, allant sur l'extrème droite pour trouver réponse à la question se situant sur mon extrème gauche. Je ne trouvais pas de réponse là où j'étais partie la chercher, je ne trouvais pas LA réponse de ce point d'interrogation. Non, mieux. En cherchant, je n'ai pas trouvé la sortie du labyrinte, j'ai trouvé bien mieux, j'ai trouvé le chemin permettant de le parcourir .


pix: Platon et Aristote, peinture de Raphael.
Philosophie par Aristote
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# Posté le samedi 18 avril 2009 16:23